Shaquille O’Neal

Chez Brooklyn Fizz, les épiciers sont de très, très grands fans du Shaq, du Diesel, du Big Cactus, de Superman… Libre à vous d’appeler Shaquille O’Neal comme vous voulez !

Ici, tout le monde a saigné le jeu vidéo Shaq Fu, a écouté les quatre albums de hip-hop de Shaq Diesel en boucle et a visionné une bonne dizaine de fois la filmographie du pivot (de Blue Chips à Kazaam, film dans lequel il joue le fabuleux rôle d’un génie âgé de 3000 ans).
Mais plus que toute autre chose, ce qui a le plus fait kiffer la planète, c’est bel et bien la carrière de basketteur du gros Shaq !

Né d’un père toxicomane, Shaquille O’Neal, s’est retrouvé dès son plus jeune âge éloigné de son géniteur. Et finalement c’est peut-être tant mieux car l’éducation du futur géant fut confiée à son beau-père Phillip A. Harrison ! Les épiciers vous conseillent d’ailleurs vivement la chanson Biological didn’t bother, extraite de l’album Shaq Fu : The Return, dans laquelle le Big Aristote explique à quel point pour lui, son père, c’est Phil !

Et Phil, parlons-en ! Le militaire, strict et aimant, a élevé le jeune Shaquille comme s’il était son fils, l’inscrivant à diverses activités pour l’éloigner de la rue tout en lui faisant découvrir le basket (merci beau-papa !). Et forcément, lorsque l’on dépasse les deux mètres et que l’on pèse plus de 120 kilos à 15 ans, certains sports sont plus faciles d’accès que pour d’autres gamins !

Dans la continuité, le géant devient alors vite la star de son lycée puis de sa fac de Louisiane. Ce qui impressionne, c’est l’aisance avec laquelle il se déplace sur un terrain. Le mec est lourd, c’est une certitude, et pourtant, ça ne l’empêche pas de taper de gros sprints en contre-attaque pour martyriser les paniers (on y reviendra plus tard) ! Après trois saisons à la fac, c’est donc sans surprise que le pivot est choisi à la première position de la draft 1992 ! C’est ainsi qu’O’Neal, lorsqu’il serra la main de David Stern déjà armé de son sourire légendaire, apprit qu’il allait débarquer en Floride du côté d’Orlando, dans une franchise du Magic créée seulement trois ans auparavant et qui n’avait jamais goûté au bonheur des playoffs jusque-là ! Une révolution !

C’est bien ce 24 juin 1992 que les épiciers se mirent à étudier le cas du Shaq de plus près. En vrai, voir cette montagne de muscles de deux fois la taille de David Stern arborer fièrement un maillot du Magic, ne pouvait qu’éveiller la curiosité. À la suite de ça, O’Neal aurait pu exploser à la face du monde bien plus tôt que prévu. Lors des Jeux Olympiques de Barcelone quelques semaines après la draft 1992, la fameuse Dream Team faisait ses débuts. USA Basketball tenait alors à ce qu’une place parmi les douze soit réservée à un universitaire. Jusqu’au dernier moment Superman était en course pour l’obtenir. Finalement, elle fut attribuée à Christian Laettner. Dommage, car si l’on compare les carrières des deux joueurs, il n’y a pas photo. Si l’ancien de Duke ne détenait ne serait-ce que 10% des accomplissement qu’O’Neal a obtenus en carrière, pas de doute sur le fait que le mec serait aux anges aujourd’hui !

Parce que des accomplissements le Shaq, il en a en 19 saisons de NBA. 4 titres, 3 trophées de MVP des finales, 1 de MVP, 1 autre de Rookie of the Year, 15 sélections All-Star, 3 MVP du All-Star Game, 2 saisons bouclées en tant que meilleur scoreur, des sélections All-NBA à la pelle… Ça donne le tournis !

La carrière du pivot passé par le Magic, les Lakers, le Heat, les Suns, les Cavaliers et les Celtics déborde de moments épiques et les épiciers pourraient en parler des heures !

Pour commencer, évoquons les paniers démolis par le pivot. Au top de sa forme, le Big Cactus mesurait 2,16m et pesait 145 kilos… Tout ça avec une masse graisseuse inférieure à 10%. C’est complètement dingue pour un tel gabarit ! Autant dire que sa puissance n’avait rien à envier à celle d’un Hulk ou même d’un Thor ! Alors vous vous en doutez, quelques paniers ont souffert (RIP à eux). Adepte des dunks sauvages, le Shaq dans ses débuts, est devenu un spécialiste de la démolition des arceaux. Pour la première fois de l'histoire la NBA a dû réfléchir à comment solidifier son matériel. Et croyez-en les épiciers, il en a fallu des essais avant de trouver un moyen de résister à la puissance du Big Fella !

Ensuite bien sûr, difficile de ne pas parler de son association avec Penny Hardaway, de son 3-Peat remporté avec les Lakers en compagnie de Kobe Bryant, ou encore de son titre de champion glané avec Dwyane Wade et Miami Heat en 2006. Mais globalement, ce qu’il faut retenir de toute cette carrière, c’est la domination incroyable du Shaq ! Le mec était tellement inarrêtable dans la peinture que la NBA fut forcée de faire évoluer ses règles. Les défenses de zone furent alors autorisées mais ça ne suffisait pas : le pivot explosait tout ! Petit big up à Todd MacCulloch d’ailleurs qui lors des finales 2001 avec les Sixers puis celles de 2002 avec les Nets, se fit démolir match après match. Pas de bol quand même : le Canadien a eu beau changer d’équipe, deux années de suite, il se fit ridiculiser par le Big Aristote sur la plus grande scène du monde !

Heureusement au final qu’O’Neal était très mauvais aux lancers-francs ! Il faut dire que ses mains étaient tellement énormes qu’il donnait l’impression de jeter un pamplemousse. Le géant était très mal à l’aise sur la ligne et ses adversaires en profitaient. C’est ainsi qu’apparut le Hack-a-Shaq : une technique d’anti-jeu consistant à faire faute le plus rapidement possible sur le pivot pour l’obliger à aller chercher ses points aux lancers. C’était purement et simplement la seule solution pour ne pas se faire enfoncer ! Pas très fair play tout ça, et pourtant, toutes les équipes se mirent à abuser de cette stratégie : c’est dire si le pivot dominait !

Alors évidemment, avec une telle force, mais aussi un tel talent, Shaquille O’Neal est devenu l’un des tous meilleurs pivots de l’histoire de la grande ligue. Partout où il est passé, le mastodonte a marqué le basketball de son empreinte de mammouth ! Ce qu’il a fait sur le terrain a laissé bouche bée toute une génération, mais les épiciers aiment aussi se rappeler de l’homme qui avec ses pas de danses affûtés, son humour et ses punchlines cinglantes, était doté d’un charisme à faire baver un stylo-plume Mont-Blanc !
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