MANGER LOURD – EPISODE 8

Emblèmes des charcuteries juives de la Côte Est, les viandes fumées sont une vieille spécialité européenne, américanisée après avoir été adaptée en sandwich. Américain aux origines européennes, le rappeur Wiki est un peu comme un Smoked Meat Sandwich. Juteux et saumuré ? Non, new-yorkais du pain jusqu’à la sauce.

WIKI

Achetez 600 grammes de viande chez le boucher, au choix :

Du pickelfleish : de la poitrine de bœuf bien grasse, qui a été mise en saumure avant d’être cuite à la cocotte.

Du pastrami : de la poitrine de bœuf, mise en saumure, cuite en cocotte puis fumée et pressée. Elle est plus épicée, aillée et poivrée que le pickelfleish

De la smoked meat classique, plutôt bœuf mais dinde ou veau font l’affaire.

Vous pouvez coupler les viandes entre elles, la seule règle à respecter est d’avoir 600 grammes de tranches couper très finement. Si votre boucher n’est ni alsacien, ni turque, ni juif, tentez votre chance à l’hypermarché.

Réchauffez vos tranches de viande 1 bonne minute au four micro-ondes.

Taillez 2 pommes vertes en fines juliennes. Faites les baigner dans 1 cuillère à soupe de jus de citron et 1 cuillère à café de piments d’Espelette.

Faites griller 8 tranches de pains. Pain de seigle, pain de campagne ou pain de ménage, optez pour un pain coupé en grandes tranches épaisses.

Tartinez abondamment, sur un seul côté, chacune de vos 8 tranches de pain grillé, avec de la sauce Hot Dog Relish, ou un combo de moutarde J.R.’s Main Events et de pickles Heinz à hamburgers.

Couvrez quatre tranches de pain avec de la viande et de julienne de pommes. Rajoutez du cheddar, en tranches que vous laisserez fondre sur la viande encore chaude, ou en spray Easy Cheese pour les plus pressés. Recouvrez avec les quatre tranches restantes, côté tartiné toujours vers l’intérieur.

C’est mauvais pour les artères, donc forcément absolument délicieux. Votre Smoked Meat Sandwich se couplera à merveille avec de grands cornichons casher et l’écoute de No Mountains In Manhattan de Wiki, un album qui plonge tellement dans New York qu’on en sort avec les baskets sales et l’envie d’aller s’acheter une canette à l’épicerie du coin.

illustration : Ivan LaVague

 

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