Mob In Peace The Jacka

Le 2 février 2015, Dominic Newton, neveu de Huey P. Newton l’un des fondateurs des Black Panthers, est abattu au croisement de la 94ème avenue et du boulevard MacArthur à Oakland. Depuis, les choses ne sont plus pareilles dans le nord de la Californie. Les rappeurs y sont habités par le fantôme de Newton, et leurs albums sont de longues éloges funèbres, hommages à celui qu’ils appelaient The Jacka.

En parallèle de ses projets avec les Mob Figaz, Jacka a mené une carrière solo. Avec Jacka of The Mob Figaz, puis The Jack Artist en 2005, Jacka livre les plans d’un sous-genre de rap qui va se répandre de la Bay Area jusqu’au Midwest. Il est l’un des artistes les plus adulés dans ces deux régions, et le père d'une génération entière de rappeurs tentant de recréer la magie de ces albums. « You can murder me but never killed my thoughts » prophétise Jacka sur African Warrior. Sa mort a été un déchirement mais son esprit et sa musique continuent de vivre à travers les marques de respect et l’influence immense qu’il a depuis quinze ans.

Cette compilation réunie quelques uns des hommages rendus par des rappeurs au lendemain de la mort de The Jacka. (Starring A-Wax, Mistah F.A.B, Husalah, Berner, Ampichino, A-One, Freeway, Mitchy Slick, etc.)

De toutes ces chansons écrites à chaud, celle de Mistah F.A.B. est de loin la plus poignante. Le long de Forever, il rappe en retenant ses larmes, jusqu’à ce que la tristesse soit plus forte et le fasse éclater en sanglot. Il jure sur l’âme de sa fille que son ami lui manque plus que tout, et l’émotion qui transpire de son freestyle ne laisse aucun doute.

Télécharger You Can Murder Me But Never Kill My Thoughts

Pour aller plus loin : The Jacka en 99 secondes / La Cam' de Kicket : The Jacka, Mob In Peace

illustration : Hector de la Vallée

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